Politique

« Un président ne devrait pas dire ça… » sur l’islam

Le livre « Un président ne devrait pas dire ça… », écrit par deux journalistes du Monde, provoque et agace. Bons mots, confidences et justifications d’un président ne pouvaient, bien évidemment, se terminer autrement que dans une suite de polémiques.livrehollandeL’ouvrage de Gérard Davet et Patrick Lhomme, sous-titré « Les secrets d’un quinquennat », aborde certains des sujets les plus médiatisés durant le quinquennat de François Hollande, parmi lesquels, inévitablement, Julie Gayet. Ou encore Nicolas Sarkozy, autre sujet incontournable pour le président socialiste qui, rappelons-le, est un président en campagne. Parmi ces communications politiciennes, la plus problématique reste, très probablement, celle élaborée autour de l’islam.

Attention : une polémique peut en cacher une autre

En cause, des propos problématiques sur l’islam. Ou plutôt des propos « problématisant » l’islam. Suivant ainsi toute une politique de communication d’État visant à remettre en question la foi et les pratiques religieuses d’une partie de la population française. Tout en tendant à vouloir les réformer à la place des intéressés. C’est la fameuse conception de la laïcité appliquée par l’État français : laisser des législateurs réformer une religion à laquelle ils sont étrangers.

En déclarant que « La femme voilée d’aujourd’hui » serait la « Marianne de demain », François Hollande signe et persiste dans une logique néfaste tendant à pointer du doigt et ostraciser sous couvert de « vivre ensemble ». Un terrain dangereux sur lequel s’était aventuré plus d’une fois son Premier ministre, Manuel Valls, et que le président français semble aujourd’hui prêt à assumer personnellement. À noter que cette citation a aussi choqué certains politiciens de droite prenant à contresens la citation, y voyant le désir de François Hollande de voir un beau jour le buste d’une Marianne voilée reposer dans les mairies françaises.

Cette dernière polémique semble d’ailleurs avoir recouvert les véritables tenants et aboutissants de la déclaration de François Hollande, là où les intéressés peinent à faire entendre leur voix sur le sujet. À l’heure où toutes les institutions de France se sont emparées du sujet de l’islam, le transformant en « problème », de la classe politique jusque dans les médias, et cela à contre-courant d’un débat public représentatif entre les citoyens pratiquants et non pratiquants, nombre sont ceux qui, en effet, essayent de se réapproprier le sujet de leur « identité », que d’autres veulent leur voir imposé de manière préconçue et formatée.

Parmi ces voix, on reconnaîtra celles du parti des Indigènes de la République, ou encore celles de ces deux jeunes « contre-journalistes » françaises, Widad Ketfi et Sihame Assbague, ayant récemment « piraté » l’émission de Bernard de Lavillardière, Dossier Tabou, consacrée à l’islam.

 

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