Economie

Un troisième plan d’aide pour la Grèce

Le 20 août, la Grèce devra rembourser 3,5 milliards d’euros d’obligations à la BCE. Par conséquent, un troisième plan d’aide est actuellement discuté et devra probablement être mis en place si la Grèce désire honorer ses engagements.

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Un « accord technique de principe » a été signé mardi 11 août pour un troisième plan d’aide s’élevant à 85 milliards d’euros environ, répartis sur trois ans. Grâce à cet accord, la Grèce « assure la couverture de ses remboursements d’emprunt et des arriérés de paiement de l’Etat ». Pour autant, un accord purement financier reste insuffisant et la Commission européenne souhaite qu’un accord politique soit discuté avec l’Eurogroupe.

La première partie de ce troisième plan d’aide doit être versée avant le 20 août. Cette date marque en effet l’échéance fixée par la BCE pour le remboursement de 3,5 milliards d’euros d’obligations.

Il semblerait que les différentes parties prenantes de cet accord soient parvenus à la décision que la Grèce pourrait connaître un déficit primaire de 0,25% du PIB en 2015, prévisions moins exigeantes que celles qui avaient cours jusqu’en juin et qui prévoyaient un excédent primaire de 1% pour 2015.

Afin que ce plan d’aide soit mis en œuvre, la Grèce doit encore montrer patte blanche et donner des gages de sa bonne volonté. Ainsi, l’accord de 27 pages comporte 35 mesures qui doivent être appliquées dès cette semaine pour rassurer certains pays comme l’Allemagne, particulièrement exigeante quant aux politiques de rigueur suivies par la Grèce.

Ces mesures ne réjouissent pas la population grecque qui, rappelons-le, ne pourra probablement pas retrouver son niveau de vie de 2007 avant une bonne décennie. Pour compenser ces nouvelles mesures peu plébiscitées par les Grecs, Alexis Tsipras a annoncé que le train de vie des députés et ministres seraient réduit en même temps que celui des agriculteurs, dont les avantages fiscaux seront bientôt supprimés.

La suite du programme est fixée au 16 août, jour où le Parlement grec devra se prononcer sur le projet de déblocage d’une nouvelle aide et sur ce que cette dernière impliquera au niveau des réformes et coupes budgétaires exigées en contrepartie. Entre le 14 et le 20 août, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ainsi que les Parlements de pays comme l’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas devront se prononcer sur le projet, avant que l’aide ne puisse être débloquée.

Laurianne

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