Sport, Tennis

Un vent nouveau souffle à Roland Garros

Cette troisième journée de Roland Garros est un peu plus fraîche que les précédentes, en effet le vent frais souffle et balaye au dessus de la porte d’Auteuil. Et ce sont les français qui ont récolté la tempête car aujourd’hui ces derniers n’ont pas vraiment eu le vent en poupe, sauf pour certains qui se sont véritablement envolés.

VENT ARRIÈRE POUR MONFILS ET CORNET

Lors de ce premier tour Gaël Monfils a battu à plate couture l’Allemand Dustin Brown 6-4 / 7-5 / 6-0. D’une facilité remarquable, le français s’est imposé en peu de temps. Si l’on craignait un match trop spectaculaire et peu tactique, Monfils a su montrer ce dont il était capable et ne s’est pas jeté au vent. Son jeu subtil et plein d’attaque s’est avéré prometteur pour la suite du tournoi. Espérons qu’il continue à prendre le vent.

Quant à la jeune Alizée Cornet, elle a laborieusement réussi à s’imposer face la Hongroise Timea Babos 6-2 / 6-7 / 6-2. Si cette dernière était au début tendue, elle a su quitter sa torpeur malgré une pénible fin de partie. Quoi qu’il en soit, cette dernière a senti le vent du boulet et s’est battue contre vents et marées.

LE VENT A TOURNÉ POUR D’AUTRES FRANÇAIS

Néanmoins, le vent a tourné pour certains français. Et, c’est le cas de Maxime Hamou qui s’est vu retirer son accréditation après un geste des plus indélicats et loin des valeurs que reflètent le monde tennistique envers une journaliste d’Eurosport Maly Thomas. Et pour cause, après son élimination quelques heures plus tôt par l’uruguayen Pablo Cuevas 6-3 / 6-2 / 6-4, Maxime Hamou a dérapé en direct, tentant lors de l’interview d’embrasser de force le cou de la journaliste — celle-ci se débattant tout en gardant son sang froid devant la caméra. Fort heureusement la Fédération française de tennis (FFT) n’a pas tardé à réagir et à prendre les sanctions nécessaires en suspendant son accréditation aux internationaux. Allez, bon vent !

En dépit d’un chaotique début de match dans une presque pénombre, Tsonga a été à un Kinder Bueno de craquer, mais, en un coup de vent, il s’est retenu de lancer sa raquette contre le sol. Le soutien du public n’aura rien changé, Tsonga impuissant tel un dans une tragédie, tombe peu à peu sous le vent face à l’argentin Olivo 7-5 / 6-4 / 7-6 / 5-4.

C’est le moment crépusculaire, le match doit être interrompu du manque de luminosité. Une courte nuit attend notre favori à son couvent qui espère de meilleures augures le lendemain pour enfin aller de l’avant !

Daniel Latif
Photo : Jan McIntyre

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