International, Politique

Une rentrée chargée en interrogations

Nous sommes à une époque de l’année très propice aux questionnements, et ce, encore plus quand il y a tant d’élections en vue, de crises et de conflits en cours, mais aussi la menace omniprésente du terrorisme et l’épineuse question de l’immigration. Pourtant, ce qui est à craindre, ce sont les réponses proposées par des partis d’extrême droite.

unnamed-copieIl a suffi de moins d’une décennie de crise économique et de peur, que les chaînes d’information ainsi que les partis d’extrême droite ne cessent de ressasser, pour que soient balayées les valeurs qui formaient la base des sociétés occidentales notamment européennes à savoir, l’ouverture d’esprit, la tolérance, l’égalité…

Impuissants devant la montée des mouvements extrémistes dans leurs pays, les responsables politiques ont souvent tenté de s’approprier leurs discours pour conserver leurs électeurs, tout en espérant que lors des votes, la raison l’emporterait contre la propagande et le discours populiste. Mais le « oui » au Brexit a prouvé que les choses ont changé. De plus en plus, l’opinion publique, notamment européenne, affiche une adhésion sans complexe aux idées et aux valeurs de l’extrême droite.

C’est ainsi que les sociétés se referment sur elles-mêmes, qu’augmentent le communautarisme et le rejet de l’autre et que de nouvelles frontières apparaissent.

Il est plus incroyable encore de voir dans un pays comme les États-Unis, qui est au cœur de la mondialisation et qui a été construit par des migrants, le candidat du parti républicain, Donald Trump, qui promet de fermer les frontières et de renvoyer tous les étrangers et les musulmans dans leurs États d’origines. Ce qui est un leurre. Le quotidien Le Monde titre alors « Clinton – Trump : L’expérience face à l’incohérence », et s’interroge : « la rationalité et l’expérience peuvent-elles influer sur le choix des électeurs indécis ? ». En France, tous les sondages donnent le parti d’extrême droite, le FN, représenté par Marine Le Pen, gagnant au premier tour des élections présidentielles.

Mais que se passerait-il si Donald Trump et Marine Le Pen étaient élus présidents de la République ? Ce qui est certain c’est qu’ils ne parviendront pas à résoudre les difficultés auxquelles ces sociétés sont confrontées actuellement. Car ce n’est pas parce qu’ils invoquent haut et fort ces problèmes, qu’ils seront en mesure de les résoudre. En revanche, ils vont remettre en cause tous les acquis de ces sociétés en terme de droits et de libertés.

Je change de sujet pour finir sur une note d’espoir. En Iran, depuis quinze ans, les femmes écrivaines « sont devenues les maîtresses incontestables de la scène littéraire ». Je tiens à les féliciter. J’aborderai plus en détail le sujet dans un prochain article.

Mireille Sadège

Rédactrice en chef

Docteur en histoire des relations internationales

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