Economie, International

Vers un commerce durable et équilibré entre la Turquie et la Chine ?

Le 12 juin, la Turquie a annoncé son désir d’accroître le commerce bilatéral avec la Chine, permettant des exportations à forte valeur ajoutée. Cette annonce faisait suite à un appel téléphonique entre la ministre du Commerce, Ruhsar Pekcan, et son homologue chinois, Zhong Shan, lors duquel ils ont abordé le sujet de l’utilisation des devises locales dans le commerce, de l’initiative de la Nouvelle route de la Soie, des exportations agricoles et du programme d’une commission économique conjointe entre les deux pays.

Ruhsar Pekcan imagine déjà la Turquie devenir la plaque tournante régionale idéale pour les multinationales chinoises de par son capital humain de qualité, de son union douanière avec l’Union européenne et de son système d’incitations flexible pour les investisseurs. La Turquie est ainsi reconnue pour ses zones de libre-échange spécialisées dans la recherche et le développement, les activités de haute technologie et à forte valeur ajoutée.

Ensemble, les deux ministres ont également abordé la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les questions douanières, la coopération dans l’aviation civile, les zones franches spécialisées et la facilitation des visas commerciaux. Belle introduction au programme de développement de la Nouvelle route de la Soie. Cette initiative vise à relier l’Asie à l’Afrique et à l’Europe via des réseaux terrestres et maritimes le long de six corridors afin d’améliorer l’intégration régionale, d’accroître le commerce et de stimuler la croissance économique. La ministre turque du Commerce a insisté sur l’aspiration d’Ankara à coopérer à cette initiative de Pékin. « Quelques 28 243 tonnes de cargos ont été chargées par le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars pendant la pandémie de coronavirus, alors que c’était 4 200 tonnes par mois en janvier », a-t-elle justifié.

Les échanges bilatéraux ont drastiquement bondi depuis le début de ce siècle. Le volume a atteint 21,6 milliards en 2019, contre 1,1 milliard en 2001, soit une expansion multipliée de presque 20 en l’espace de deux décennies.

Ruhsar Pekcan invite la Chine à acheter des produits spécifiques tels que des véhicules à moteur, des équipements médicaux, des machines électriques et des produits agricoles pour escompter une meilleure qualité. « Nous sommes prêts à coopérer avec la Chine dans ces domaines », a-t-elle affirmé.

Anaëlle Barthel

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