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La « ville calme », le nouveau rendez-vous des surfeurs

Gökçeada, surnommée « la ville calme », risque de le devenir de moins en moins.

En effet, la plus grande île de Turquie est victime de son succès. Pour cause, elle offre des spots d’une qualité rare en Turquie pour tous ces riders qui n’ont pas forcément envie de payer un billet pour Hawaï, mais qui préfèrent surfer les vagues de la région de Çanakkale.

En provenance de l’étranger – et particulièrement des Balkans —, mais aussi d’Istanbul et d’Izmir, les professionnels du surf en ont profité pour fonder une école afin de répondre à cette forte demande touristique.

L’instructeur Volkan Günel, qui a une école de surf à Aydıncık, a déclaré à l’Agence Anadolu être arrivé à Gökçeada à l’âge de 30 ans : « J’ai eu une école de surf sur la côte de Kilyos à Istanbul. Je m’interrogeais sur cet endroit — le vent, le terrain –, et je suis tombé amoureux quand je suis arrivé ici. Le vent et la nature de Gökçeada sont extraordinaires. Quand je suis arrivé d’Istanbul, j’ai décidé d’ouvrir ici une école de surf ».

Un sport en essor en Turquie pour le plus grand bonheur de la scène mondiale

« Ils viennent de partout, comme Adana, Izmir, Bursa et Ankara. Des personnes viennent également de Roumanie, de Bulgarie, d’Allemagne, de France et d’Autriche. Si une saison touristique normale dure deux ou trois mois, le kitesurf est un sport pratiqué 12 mois par an », explique Volkan Günel.

Ozan Timur, 13 ans, venu d’Istanbul à Gökçeada, a déclaré à l’Agence Anadolu que le surf était un sport amusant et où l’action n’est pas en reste.

Le professeur de gymnastique Cengiz Akaçık a expliqué quant à lui avoir découvert Gökçeada en 2011 et souligne que le kitesurf a aussi le vent en poupe sur cette île : « Toute l’année, nous n’avons qu’une hâte, c’est venir ici. Nous sommes ici pour le kitesurf. C’est une belle île, c’est comme un paradis. Ici, nous voyons plus de touristes étrangers. »

Le surfeur bulgare Vladimir Goranov, qui souligne que la mer de Gökçeada est chaude et belle, ne manque pas d’éloges pour ce lieu : « Nous venons ici chaque année pendant deux mois. Gökçeada est belle. Le plus beau vent du monde est ici. »

Alexandre Gassier

 

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