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Visite du roi Abdallah II de Jordanie en Turquie

Invité par le président turc Recep Tayyip Erdoğan, le souverain hachémite est en visite officielle en Turquie ce mercredi.

La rencontre entre les deux dirigeants recouvre de nombreux enjeux alors que Washington vient de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, une des promesses de Donald Trump pendant sa campagne.

En visite officielle, le roi Abdallah II et le président turc ont échangé sur un éventuel renforcement de la coopération politique entre leurs deux pays. D’autant plus que le royaume hachémite et la République de Turquie fêtent les 70 ans de la mis en place de leurs relations diplomatiques. Un anniversaire qui fait suite à l’établissement, le 15 janvier 1947, de la première mission jordanienne à Ankara, selon l’agence de presse Anadolu. Elle obtient le statut d’ambassade en 1955.

Lors de la rencontre, les deux chefs d’État ont mis en garde le président américain. « Il n’y a pas d’alternative à la solution à deux États et Jérusalem est la clé de tout accord de paix. Jérusalem est cruciale pour la stabilité de toute la région », a affirmé le roi Abdallah II lors d’un discours public. Cette réaction fait suite à la déclaration de Donald Trump qui avait annoncé, mardi 5 décembre, sa volonté de reconnaitre Jérusalem comme la capitale de l’État hébreu et de déplacer l’ambassade américaine présente en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Une décision lourde de conséquences, officialisée ce soir, et qui pourrait conduire à la « rupture » des relations diplomatiques entre l’État hébreu et la Turquie, avait déclaré Recep Tayyip Erdoğan mardi.

Les relations diplomatiques semblent bonnes entre la Turquie et la Jordanie, alors que le roi Abdallah II risque de perdre de l’influence dans la région à la suite de la décision américaine. En août dernier, les deux chefs d’État avaient demandé l’établissement de négociations de paix « sérieuses et efficaces » entre l’État hébreu et les Palestiniens. Un processus qui semble compromis par l’annonce de Donald Trump, bien que le président américain affirme le contraire.

Jean-Baptiste Connolly

 

 

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