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La Voie royale de Barış

La route dite « La Voie Royale », qui permettait de relier rapidement Éphèse à Persépolis et dont la partie occidentale aurait été construite par les rois assyriens et les Lydiens, a été réaménagée au Ve siècle av. J.‑C., à l’époque de l’empereur perse Darius Ier, afin d’assurer l’accès aux importants centres commerciaux et culturels de l’époque. La route était encore utilisée à l’époque romaine.


En décrivant cette route commerciale célèbre, Hérodote affirmait que les messagers persans étaient les voyageurs les plus rapides au monde, et qu’ils parcouraient en sept jours les 2.699 kilomètres de cette route antique appelée « la Voie Royale ».

On pense que la route historique, qui traversait la capitale assyrienne de Ninive (l’actuelle Mossoul), se divisait en deux routes distinctes après avoir passé le sud de Babylone (Bagdad). L’une allait jusqu’à Ecbatane (Hamadan) et, de là, se poursuivait avec la Route de la Soie. L’autre route qui, continuant à l’est, atteignait Suse, la capitale perse à l’époque achéménide, puis Persépolis.

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Le 9 février au soir, plus de cinq cents invités ont été conviés à Piramid, l’un des célèbres centres d’art d’Istanbul, pour admirer de près les tableaux du jeune artiste Barış Sarıbaş. Au nombre des invités rassemblés au Centre d’art Pyramid, fondé par le célèbre artiste Bedri Baykam, figuraient Bertrand Buchwalter, Consul Général de France à Istanbul, et le célèbre journaliste Fatih Altaylı.

La cinquantaine de tableaux de l’artiste, composée de couleurs éclatantes provenant d’un monde fantastique et réalisée dans ses ateliers d’Izmir et d’Istanbul, sera exposée jusqu’au 26 mars au soir.

À la fin de son article « Un regard brûlant et voltigeant… », rédigé pour le catalogue de l’exposition intitulée La Voie Royale qui se tient au Centre d’Art Pyramid, le critique d’art Ali Şimşek définit « l’optique pure », qui est l’un des concepts les plus discutés de la théorie critique moderne : « Un état de représentation et de contemplation libre de signification et d’affectivité […] D’une certaine façon, en extirpant de nous tout romantisme, il en répartit le poids, le calme, l’appelle à la surface ; il en jette le poids. Oui, dans un paysage, il y a toujours de l’optique pure. Tout comme en musique, on peut parler de son pur… » Selon le célèbre critique : « L’une des invitations qui vous est faite lorsque vous regardez les paysages de Barış, c’est un peu cette demande de contemplation pure… »

Dr. Hüseyin Latif

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