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Artiste haute en couleur, Ardan Özmenoğlu expose du 16 avril au 17 mai à la Galerie Ilayda à Istanbul. Son œuvre oscille entre sensibilisation écologique et mise en avant d’une urbanisation constante entraînant le spectateur à s’interroger sur les souterrains des villes.

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Une artiste polyvalente

Née à Ankara en 1979, Ardan Özmenoğlu, est diplômée en 2002 du département d’architecture de paysage et de design urbain à la faculté d’Art, Design et Architecture de l’université de Bilkent. Depuis sa première exposition en 2006, ses œuvres uniques ont fait l’objet de pas moins de 40 expositions, dans plusieurs villes du monde dont Berlin, Istanbul et New York ; trois mégalopoles au cœur de sa nouvelle exposition.

Un art multi-supports

On peut définir l’art d’Ardan Özmenoğlu comme l’interprétation et la transformation d’objets ordinaires qui nous sont familiers. Elle donne vie à ces derniers à travers différentes formes géométriques et des couleurs vives, en prenant du recul par rapport à leur fonction de base.

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Pour son travail de création, cette originale utilise une large gamme de support. En effet, d’œuvres en œuvres, on papillonne aussi bien entre sculpture de verres, notes de Post-it ou encore éclairages de ardan12néons. Il faut savoir qu’Ardan Özmenoğlu, aime tout particulièrement allier le papier, support historique, à la modernité de l’impression. Le spectateur est interpellé sur l’urbanisation de la ville et son environnement puisque que cette passionnée, à travers la représentation de trois grosses mégalopoles, que sont Berlin, New York et Istanbul, cherche à nous sensibiliser par une approche qui met en exergue la rue et les entrailles des villes. « La plupart des artistes regardent vers le ciel moi j’ai les pieds sur terre. » Ardan Özmenoğlu cherche à se différencier de ses homologues en se focalisant sur la profondeur et non le cosmos.

Gratter sous la surface

Dans un premier temps elle peint sur son support de base : le Post-it. Puis, dans un second temps, elle imprime sur ces derniers les plaques d’égouts qu’elle a pu croiser lors de ces voyages dans les trois villes, en représentant ces villes au centre de ces plaques d’égouts. Pour Berlin par exemple, le Fernsehturm est facilement identifiable. On retrouve également l’utilisation de mégots ou encore de capsules de bières autour de la plaque montrant ainsi la saleté régnante. Seule New York y échappe, ville qu’elle décrit très propre en surface.

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Pendant l’enfance déjà, Ardan Özmenoğlu aimait gratter au fusain les contours d’une pièce de monnaie pour en révéler la forme sur papier. Désormais ses supports sont les plaques d’égouts, jouant ainsi sur ce qui se cache sous terre. « J’aime jouer, l’art est un jeu pour moi. »

Paulin Autin

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