International, Tennis

Wimbledon : les pays de l’Est à l’honneur

Entre matchs survoltés et amateurs de fraises à la crème, les spectateurs de Wimbledon auront assisté à une compétition mémorable cette année, aussi bien chez les hommes que chez les dames. Fer de lance de la – très courte – saison de tennis sur gazon, Wimbledon demeure un des tournois majeurs du circuit, un Grand Chelem. Malgré la forte concurrence proposée par la Coupe du Monde de football, Wimbledon a été très suivi dans le monde entier, tant le spectacle a été au rendez-vous.

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Pourtant, rien ne pouvait présager un tel déroulement du tournoi, si bien que l’herbe semble avoir été coupée sous les pieds des potentiels favoris. Rafael Nadal hésitant, a été défait par Nick Kyrgios, 144ème joueur mondial, en huitièmes de finale. Serena Williams chancelante, contrainte à l’abandon en doubles, était méconnaissable face à la française Alizé Cornet au troisième tour du tournoi. Et même Andy Murray, tenant du titre et britannique de surcroît, n’aura pas réussi à rééditer l’exploit de l’an passé. On aura donc assisté à un Wimbledon en dents de scie, où les outsiders auront su tenir leur chance et déjouer les pronostics.

Mais le « Djocker » est toujours plus solide …

Novak DjokovicAprès un premier titre en 2011, Novak Djokovic remporte à nouveau le tournoi au terme d’un match accroché et spectaculaire en cinq sets ( 6-7 ; 6-4 ; 7-6 ; 5-7 ; 6-4) dimanche dernier, digne d’une grande finale de Grand Chelem, face à un Roger Federer qui n’aura pas démérité. Le Serbe, qui se sera battu jusqu’au bout tout le long de la compétition, est alors parvenu non seulement à récupérer la première place du classement ATP, mais il égale aussi le record de John McEnroe en remportant son septième Grand Chelem, lui qui était resté sur trois finales de Majeurs perdues d’affilée. Chez les hommes, Wimbledon n’aura donc pas été propice aux nouveaux lauréats. Si le Bulgare Grigor Dimitrov et le Canadien Milos Raonic ont réussi à atteindre les demi-finales, ils n’auront pas réussi à inquiéter les deux grands piliers du Big Four que sont Federer et Djokovic.

Un tableau féminin plus ouvert

Suite à la déconvenue de Serena Williams, d’autres joueuses leaders du classement WTA auront également eu du mal à exister sur le gazon londonien, à l’instar de Na Li et de Maria Sharapova, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’édition précédente de Wimbledon chez les dames. En effet, c’est finalement la joueuse tchèque Petra Kvitova, que l’on n’attendait plus, qui a probablement réussi l’un des meilleurs matchs de sa carrière, un de ces matchs où l’on peut « tout renvoyer » selon elle, en s’imposant aux termes d’une finale expéditive en deux sets (6-3 ; 6-0) face à Eugénie Bouchard, cette joueuse qui aura définitivement marqué cette année tennistique.

Eugénie Bouchard, l’espoir de la francophonie

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S’il y en a une qui aura été régulière sur le circuit cette saison, c’est bien Eugénie Bouchard. Cette joueuse canadienne de 20 ans s’est complètement révélée cette année : elle a joué toutes les demi-finales des trois premiers grands Chelem de l’année. Elle aura démontré son grand potentiel, atteint sa première finale de Grand Chelem à Wimbledon après avoir battu la numéro 3 mondiale, Simona Halep, en demi-finale, ainsi qu’une première septième place mondiale pour une joueuse canadienne. Celle que la France a découverte en demi-finale de l’édition 2013 des Internationaux de Strasbourg a connu une incroyable ascension, elle qui n’était encore que 147ème mondiale en janvier 2013. Elle n’aura toutefois pas réussi à atteindre le Graal, manquant peut-être d’expérience face à une Petra Kvitova intraitable.

A peine achevé, ce tournoi de Wimbledon prouve une fois de plus que rien n’est jamais joué dans le tennis. Si certains persistent en critiquant la logique imposée par les classements et leurs sommets soi-disant imperturbables, d’autres continuent de suivre avec passion et ferveur ces grands tournois, où le duel proposé par les joueurs divise parfois, mais rassemble surtout autour d’un même amour pour ce sport intemporel.

Myriam Saqalli

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