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Wonder Woman, la nouvelle ambassadrice surhumaine de l’ONU

C’est une surprise, l’ambassadrice 2016 des Nations Unies est le personnage fictif de Wonder Woman.wonder-woman-552109_960_720La femme surhumaine de DC Comics est à présent la figure de la campagne internationale de l’émancipation de la femme et des filles aux côtés de l’actrice anglaise Emma Watson. C’est Ban Ki-Moon, président de l’ONU, qui l’a annoncé dans un communiqué.

Ce choix quelque peu inhabituel de choisir pour ambassadeur un personnage fictif en a choqué plus d’un. La critique a été rude, pas moins de 193 États membres de l’ONU – soit la totalité des États membres recensés – ont contesté ce choix. D’autant plus qu’une dizaine de noms de candidates bien réelles avaient été proposés.

Mais c’est bel et bien l’héroïne de bande dessinée qui représentera l’organisation mondiale pendant un an. Selon Ban Ki-Moon, Wonder Woman représente le besoin de montrer qu’ « affirmer l’égalité des sexes n’est pas seulement un droit fondamental, mais une nécessité pour un monde prospère, paisible et durable ».

Effectivement, le personnage créé en 1942 par le psychologue américain William Moulton Martson est un personnage avec un rôle féministe très présent. C’est le seul super héros féminin des comics et elle possède une force égale à celle de Superman. Sans compter l’intelligence qui égale celle de Batman.

Plus sérieusement, ce personnage a été créé à une époque où la place des femmes dans la société commençait à se transformer. Dans les années 40, les femmes commençaient à s’émanciper, dans une société américaine où elles reprenaient le rôle des hommes au travail pendant que ces derniers étaient à la guerre.

Elle a promu au sein de la jeunesse l’image d’une femme forte, indépendante et capable de se défendre seule face à l’ennemi – nazi à cette époque.

Alors effectivement est-il bon d’ériger en ambassadrice un personnage fictif et américain qui plus est. Beaucoup ont signalé les couleurs du drapeau américain qui composent son costume, mais encore une fois c’est ce qu’elle représente qui doit être mis en lumière.

Elle n’est ni « la femme de » ni « la fille de ». C’est une Amazone qui a les épaules pour représenter l’émancipation de la femme et des filles à l’échelle mondiale.

Pascale-Mahé Keingna

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