On connaît tous l’expression « digne des rois ». On l’utilise lorsqu’une chose est splendide, précieuse, exceptionnelle. Mais pour la réception dont je vais vous parler, ce n’était pas une métaphore : elle était littéralement digne des rois. Car l’hôte n’était autre que le roi Charles lui-même.
Les banquets royaux paraissent parfaits vus de l’extérieur. Mais en coulisses, c’est un véritable ballet : des centaines de règles de protocole, de tenue, d’étiquette. Des centaines de personnes travaillent pendant des jours pour que, en une seule soirée, tout semble sorti d’un conte de fées.
Moi, je l’avoue, je me laisse toujours séduire par ce côté féérique. Par exemple, écrire sur la reine Camilla ne m’inspire pas du tout. Elle porte le titre, mais pour moi elle n’a rien d’une « véritable » reine. Diana, en revanche… Si elle avait survécu, je ne sais combien de chroniques je lui aurais consacrées. En si peu de temps, elle a marqué l’histoire : ses vêtements, ses bijoux, sa coiffure, son aura… Elle reste une icône.
Aujourd’hui, c’est Kate Middleton qui incarne ce rôle. Son allure, son style, son élégance… Elle a tout d’une future reine. Et bien qu’absente depuis quelque temps pour des raisons de santé, elle a fait un retour éblouissant lors de cette soirée.
Un dîner de conte de fées à Buckingham
C’était la première visite officielle de Donald Trump à Londres lors de son second mandat. Buckingham Palace accueillait un banquet de 170 convives. Une table de 47 mètres, 139 bougies, 1452 couverts… et une préparation qui avait duré une semaine entière. Le plat principal ? « Ballotine de poulet bio de Norfolk, enveloppé de courgettes, servi avec une sauce aux herbes de montagne et de thym ». Avouez qu’il n’y a pas plus royal.
La fille cadette de Trump, Tiffany, était assise aux côtés du PDG d’Apple, Tim Cook. Toute la planète avait les yeux rivés sur ce dîner.
L’accueil royal
À Windsor, Trump et son épouse ont été reçus par le prince et la princesse de Galles, William et Kate. Durant le repas, Kate était installée à la droite de Donald Trump : autant dire que toutes les attentions se sont tournées vers elle.
Après le dîner, Kate et Melania Trump ont flâné dans les jardins de Frogmore. Kate avait opté pour une jupe midi Ralph Lauren et une veste en daim signée ME+EM : sobre mais élégante. Melania, elle, avait choisi une robe jaune Carolina Herrera, un choix audacieux. Aux côtés de Camilla, vêtue de bleu, les deux femmes ont aussitôt inspiré une comparaison avec les couleurs du drapeau ukrainien, largement relayée sur les réseaux sociaux.
Mais la robe moutarde de Melania n’a pas convaincu. Le lendemain en revanche, son tailleur noir et son large chapeau ont fait meilleure impression… quoique la taille du couvre-chef ait déclenché quelques moqueries : « Sérieusement ? Avec un chapeau pareil, peut-elle voir à plus de deux mètres devant elle ? » a ironisé un utilisateur de X, déclenchant une vague de commentaires.
En résumé, ce banquet de Buckingham n’était pas qu’un dîner diplomatique. C’était une véritable scène de conte, comme un épisode grandeur nature de Bridgerton. Et moi, fidèle à mes penchants assumés, je l’écris sans détour : dans ce conte moderne, la véritable princesse, c’est Kate Middleton.
Meliha Serbes*