International, Politique

Abdel Fattah al-Sissi face à la communauté internationale

Le successeur de l’islamiste Mohamed Morsi est accusé d’avoir mis en place un régime ultra autoritaire, marqué par l’utilisation récurrente de la torture et de la terreur d’Etat.egypteDepuis son accession au pouvoir en juin 2014, l’actuel président de la République égyptienne fait face aux critiques de la communauté internationale, notamment au sujet de sa relation avec l’opposition. Torture, disparitions et meurtres font partie du quotidien de la population, qui vit dans la peur instaurée par le gouvernement.

En mars 2015, Magdy Abl el Gaffar a été nommé ministre de l’Intérieur. Celui-ci est accusé d’avoir accru la violence et la peur en multipliant les enlèvements et les interrogatoires musclés. Les enlèvements et les meurtres sont souvent orchestrés par le NSA, l’actuelle police secrète du président.

Ce mercredi 13 juillet, l’ONG Amnesty International publiait d’ailleurs un rapport dénonçant les atrocités commises par le gouvernement. « Les disparitions forcées sont devenues un des instruments clés de la politique d’Etat en Egypte. Toute personne qui ose exprimer des critiques est en danger » note Amnesty.

Selon l’Organisation égyptienne des droits de l’homme – fondée en 1985 – près de 544 cas de disparitions forcées ont été recensés entre août 2015 et mars 2016. Si le gouvernement évoque la lutte contre le terrorisme pour justifier certains cas de torture, il qualifie la plupart d’entre eux « d’incidents isolés ».

Abdel Fatah al-Sissi exerce un contrôle très étroit sur son pays. Les différents médias égyptiens sont réduits au silence, tandis que les responsables d’ONG reçoivent régulièrement des menaces de morts.

Le directeur d’Amnesty international pour le Moyen Orient et l’Afrique du nord, Philip Luther, s’est exprimé sur les exactions en Egypte. Celui-ci réclame que la communauté internationale se mobilise et fasse bloc pour lutter contre les dérives d’un pays qui ne respecte plus les droits et libertés fondamentales : « Tous les Etats, en particulier les Etats membres de l’Union européenne et les Etats-Unis, doivent utiliser leur influence et faire pression sur l’Egypte pour qu’elle mette fin à ces violations »

Tom Crance

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