Politique, Société

Attaque meurtrière du PKK

Un nombre encore inconnu de soldats turcs ont été tué le 6 septembre lors d’une attaque majeure dans le sud-est menée par le PKK dans la province de Hakkari, . Une enième poussée de violence qui ne fait que confirmer l’exacerbation des tensions depuis juillet, dans un contexte trouble de guerre civile.

Flag_of_Kurdistan_Workers_Party_(PKK).svg

Le premier ministre Ahmet Davutoglu s’est rendu sur le champ à Ankara, au milieu de son week-end consacré au match national de football, pour convoquer d’urgence une conférence de sécurité. Deux véhicules militaires ont été visés aux alentours de Hakkari, une ville en bordure des frontières irakienne et iranienne, selon les sources du quotidien Hürriyet. Après l’explosion, les militants ont ouvert le feu sur les troupes. Le Président Recep Tayyip Erdogan a réagi à l’attaque lors d’une interview télévisée : « une attaque de mine a eu lieu. Il y a eu un combat singulier. Nous en sommes très tristes ». « les conditions météo étaient défavorables. Un combat n’était pas possible dans ces conditions », a-t-il ajouté. Cette attaque a eu lieu durant une « opération de nettoyage » qui visait les troupes du PKK.

Le PKK a vu dans cette attaque un « acte de sabotage », selon la déclaration parue sur le site du HPG. Le groupe a annoncé la mort de 15 soldats turcs. Un autre rapport affirme que certains soldats ont été fait prisonniers par les militants. Selon les sources de Reuters, 16 soldats turcs auraient été tués pendant l’attaque.

Plus tôt, ce 6 septembre, deux officiers de police turcs ont été tués dans le district de Sur, au sud-est, dans la ville de Diyarbakir, selon l’AFP. Tout ceci dans le contexte explosif d’une guerre civile que la Turquie ne parvient pas à endiguer, à seulement quelques semaines d’élections décisives pour l’avenir du pays.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *