Sport

Championnats du monde de natation 2015 : l’heure du bilan pour la France

Les championnats du monde de natation, qui avaient lieu à Kazan, en Russie, viennent de connaitre leur épilogue. Et l’heure est évidemment au bilan pour le camp tricolore, habitué aux razzias de médailles.

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Mais cette fois, la hotte est moins remplie qu’à l’accoutumée, et on peut grandement remercier Florent Manaudou et Camille Lacourt. Le premier s’est imposé comme l’une des stars de ces mondiaux, près de trois ans après son coup d’éclat aux Jeux olympiques de Londres, sur un 50 mètres qui restera dans les mémoires. Cette fois, celui qui n’était déjà plus « le frère de » est définitivement sorti de « laurnières ». Il a ainsi raflé pas moins de trois médailles d’or lors de ces mondiaux : au menu, le 50m papillon, le 50m nage libre, et le relai 4x100m. Le garçon avait un sacré appétit.

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Florent Manaudou, le Hulk tricolore.

Camille Lacourt n’a lui non plus pas été en reste. L’habitué des unes de paris match ramène lui aussi trois médailles dans sa besace. Avec plus de diversité dans le choix de métal. De l’or sur 50m dos, de l’argent sur 100m, et enfin du bronze sur le relai 4x100m 4nages.

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Camille Lacourt.

Problème pour le camp tricolore, les médailles glanées proviennent uniquement des deux éphèbes, relai mis à part puisque la récompense est collective. Ce qui soulève donc un vrai problème de variété. Certes, la France a pâti de l’absence de Yannick Agnel, star des JO de Londres, ou de la méforme du discret mais ô combien brillant Jeremy Stravius. D’autant qu’avec 6 médailles, dont 4 en or, la France n’a pas à rougir de son bilan, proche de celui de Barcelone pour l’or, meilleur que celui de Shangaï. Non, ce qui inquiète, c’est l’absence d’effet de locomotive, qu’auraient pu entrainer les deux champions français de cette édition.

Une inquiétude d’autant plus palpable chez les filles, qui peinent à trouver des héritières à Camille Muffat et consorts. Résultat : 0 médaille, 1 finale. Et un relatif pessimisme, au sortir de ces championnats du monde et à un an des jeux de Rio. Jeux où l’on risque pourtant de devoir compter une nouvelle fois, aux côtés de nos judokas, sur les exploits de nos nageurs pour faire bonne figure.

Pierre Debly

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