Environnement, Politique

COP 21 : Quel bilan dresser ?

 

Samedi 12 décembre, au terme de quinze jours de négociations, les 195 Etats présent lors de la Conférence sur le Climat à Paris, ont adopté un texte universel : une étape historique a été franchie.

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Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, et homme fort de la conférence, a déclaré que le texte retenu par les 195 Etats, constituait : « le meilleur équilibre possible, à la fois puissant et délicat, qui permettra à chaque délégation de rentrer chez elle la tête haute, avec des acquis importants ».

4 points importants à retenir sur l’accord

1,5°C :

Les négociations de la Conférence sur le Climat, ont abouti à un nouveau défi, celui de « limiter la hausse des températures à 1,5°C ». Ce seuil permettrait de réduire « les risques et les impacts du changement climatique ».

100 milliards de dollars :

En 2009, les Etats du Nord avaient promis aux Etats du Sud, de leur verser cette somme chaque année, en guise de « dette climatique » d’ici à 2020. Les pays du Sud, réclament une augmentation de cette somme, afin d’obtenir davantage de moyen pour lutter contre le réchauffement climatique, la sécheresse, et autres aléas naturels liés à la dégradation de l’environnement. Le texte prévoit, un « relèvement du plafond de 100 milliards ».

2020-2025 :

Après avoir été ratifié par au moins 55 pays, représentants au moins 55% des émissions globales, l’accord établi lors de la Conférence, entrera en vigueur en 2020. Le texte institue également un mécanisme de révision tous les cinq ans, c’est-à-dire qu’à partir de 2025, la contribution des Etats, soit leur promesse de réduction de gaz à effet de serre, sera revu tous les cinq ans.

Zéro :

Le texte n’envisage aucune sanction pour les Etats qui ne tiendraient pas leurs engagements, ou qui violeraient les termes de l’accord. Sur ce point, Mattieu Wemaëre, avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles, regrette : « Du point de vue du droit international, l’accord n’est pas à strictement parler contraignant dans la mesure où il ne prévoit pas de mécanisme coercitif ou de sanction pour les pays qui ne respecteraient pas leurs engagements ».

Jugé un peu trop laxiste, le texte prévoit  qu’« à tout moment après un délai de trois ans, à partir de l’entrée en vigueur de l’accord, pour un pays » ce dernier pourra se retirer de la Convention par une simple notification.

Kheira Djouhri 

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