Chroniques, Le choix de la rédaction

Encore du French bashing !

La France s’est vue attribuer deux Nobel en cette année 2014. Patrick Modiano en littérature et Jean Tirole en économie (Université de Toulouse), pour son analyse de la puissance du marché de la régulation.

L’attribution de deux prix aux savants français a attiré l’attention des Américains, et en particulier celle du New York Times qui n’arrive pas à dissimuler sa jalousie malgré le fait qu’il ait raison lorsqu’en parlant de la France il évoque une « stratification entre une petite élite hyper-éduquée et le reste du pays ». Selon le New York Times toujours, les deux prix obtenus par la France cachent bien mal l’état d’angoisse du pays. Pour appuyer ses dires, il a fait appel à un certain Peter Gumbel qui prétend que ces récompenses ne « reflètent pas l’intégralité du pays ». Le quotidien ajoute aussi par la suite que « les Français sont les meilleurs dans l’art du French bashing ». Avant d’aller demander le secours de Bernard Emié, ancien ambassadeur de France à Londres, nous attirons l’attention de Peter Gumbel, qui oublie de dire que cette situation est aussi valable dans la plupart des pays qui se sont vus attribuer des prix Nobel ou qui ont gagné dans différents concours internationaux. Cela est aussi valable pour les États-Unis et le Royaume-Uni…

Par exemple, 48% des Américains sont considérés comme ayant de « faibles revenus » ou vivant dans la pauvreté et environ 20 % des adultes travaillent pour une rémunération au niveau du seuil de pauvreté. Ainsi, 47 millions d’Américains dépendent de l’aide alimentaire. Et, outre-Manche, il suffit d’aller voir Hartcliffe ou d’autres banlieues de Bristol pour comprendre la misère produite par néolibéralisme. Il ne faut pas essayer de tromper les gens, car la misère et le chômage se développent partout notamment dans le vieux continent et aux États-Unis. A force de marteler la crise économique en France, on a fini par le faire croire à tous les Français. Et pourtant la crise en France n’est qu’une partie de la crise mondiale. Rien d’extraordinaire qui remettrait en cause le fondement du système en France. La crise en France est donc avant tout une crise de confiance. Les coupables sont les politiciens ainsi quefrench bashing les industriels qui ne pensent qu’à leurs sièges. Certains d’entre eux sont là depuis trente ans et ne pensent qu’à l’argent et au pouvoir personnel. Ils cumulent alors mandats, salaires et avantages. Leur seul mot d’ordre est le « profit ». Mais regardons les sièges vides de l’Assemblée qui essaye de faire adopter des lois à quatre heures du matin !

Hüseyin Latif

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