Politique

Est-ce le chaos, ou la démocratie ?

turquie_demIl est aisé de constater que le plus grand ennemi de la démocratie sont les régimes à parti unique et que, même si les régimes bipartites sont tolérables, l’idéal reste leurs équivalents multipartites.

Les résultats de l’élection d’hier, à l’issue d’une campagne de forcing politique où seul primait la notion de stabilité, ont préparé le retour vers une Turquie moderne.

 

Nous assistons en réalité à un passage vers une période de transition au sein de laquelle nous verrons si les politiciens ont bien digéré ou non les règles de la démocratie.

Le président de la République a désormais deux choix devant lui : persister coûte que coûte avec le système présidentiel, ou accepter un retour à la normal.

Persister pour avoir 400 députés, plonger le pays dans le chaos avec un régime présidentiel, et mettre à profit ce chaos pour obtenir ce qu’il désire, constituerait une décision lourde de sens dont il sera difficile de faire demi-tour.

En effet, le choix d’une Turquie moderne est tout à fait possible. Une Turquie où les pré-requis démocratiques peuvent fonctionner, où la culture du compromis est adoptée, où la suprématie de l’État de droit est acceptée, où les standards de la démocratie sont incontournables et, enfin, où les règles s’appliquent en toutes circonstances.

Pour résumer, même si ce jour a des apparences de crise, le 8 juin marquera l’avènement d’une nouvelle ère pour la Turquie.

Il apparaîtra alors clair que la Turquie n’est pas un quelconque État du Moyen-Orient.

Hüseyin Latif

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