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France-Russie : La fin du conflit des navires Mistral

L’annulation de la livraison des deux navires Mistral en 2014 à la Russie par la France a créé un contentieux entre la Paris et Moscou qui a finalement été résolu mercredi 5 août.

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Ce mercredi, la France et la Russie sont enfin satisfaites, ou presque.  L’affaire de la vente des deux navires Mistral, qui avait été annulée en 2014, est enfin terminée. En effet, comme l’indique un communiqué de la présidence française,  « la France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral ». Peu de temps après, la Russie confirmait ces dires : « Moscou considère l’affaire des Mistral comme complètement réglée. »

En 2011, un contrat d’1,2 milliards d’euros avait été signé pour la livraison des deux navires Mistral à la Russie. En 2014 cependant, en pleine guerre en Ukraine, François Hollande annonçait que « les conditions [n’étaient] pas réunies » et avait annulé les livraisons. Les deux navires ont patienté en France au port de Saint-Nazaire depuis cette décision du chef de l’Etat français.

Le prix à payer

La proposition de la France de rembourser 785 millions d’euros soit le montant de l’avance déjà perçue n’a pas satisfait les autorités russes qui estiment avoir perdu près de 1,163 milliards de dollars en raison de la formation de l’équipage du premier Mistral, de la mise en place des infrastructures adaptées à ce type de navire à Vladivistok et de la construction de quatre hélicoptères de combat. Le montant, qui sera effectivement remboursé par la France, reste jusqu’à présent inconnu, mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi sur RTL que la somme serait inférieure à 1,2 milliards d’euros.

D’autres marchés en perspective

Les navires Mistral ne sont pas pour autant perdus pour la France puisque « un certain nombre de pays, ils sont nombreux, ont fait connaître leur intérêt pour ces bateaux », a ajouté M. Le Drian. Rappelons que dès 2009 des membres de l’état-major de l’armée française s’étaient radicalement opposés à la vente de ces navires à la Russie, suite à la guerre de 2008 au cours de laquelle la Russie et la Géorgie s’était affrontées violemment.

Laurianne

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