International, Politique

Hillary Clinton accuse la Russie de prendre parti pour Donald Trump

Hillary Clinton soupçonne Moscou d’être à l’origine de la fuite de 20.000 messages de cadres du Parti démocrate, qui avait mis à jour le mépris des démocrates à l’égard de Bernie Sanders.

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Les deux candidats à la présidentielle américaine n’en finissent plus de s’écharper. Après la polémique sur le père du soldat musulman tué en Irak, qui a discouru lors de la convention d’Hillary Clinton, c’est au tour du dossier sur la proximité supposée entre Donald Trump et Moscou de refaire surface.

Dimanche 31 juillet, la candidate démocrate a en effet accusé son rival d’avoir « prêté allégeance absolue aux objectifs de la politique étrangère russe ». Une offense grave pour la candidate qui n’avait pas hésité à comparer, lors de la crise ukrainienne, les actes du président russe à ceux d’Hitler dans les années 30.

Dignes de la guerre froide, les accusations sont graves : le camp démocrate soupçonne le magnat de l’immobilier d’avoir encouragé « une puissance étrangère à espionner son opposant politique ». Moscou est ainsi suspecté d’avoir cherché à peser sur la campagne en faveur de Donald Trump en orchestrant la fuite de 20.000 messages de cadres du Parti démocrate. Ces courriers électroniques, publiés par Wikileaks avant la convention démocrate, mettent en lumière la méfiance et le mépris des démocrates à l’égard de Bernie Sanders, ancien concurrent d’Hillary Clinton à la primaire.

Des relations qui se détériorent

Lorsqu’elle était à la tête de la diplomatie, Hillary Clinton avait mené le fameux « Reset » c’est-à-dire le redémarrage des relations entre Washington et Moscou. Mais les rapports entre les deux puissances s’étaient rapidement détériorés au retour de Vladimir Poutine au pouvoir, en 2012. Depuis, l’affaire Snowden, la rivalité américano-russe sur la guerre en Syrie n’a eu de cesse de creuser le fossé. John Kerry, actuel secrétaire d’État, milite depuis des mois pour un rapprochement entre les deux pays sur le dossier syrien, à l’instar de Donald Trump.

Le républicain s’est d’ailleurs vanté sur les ondes d’ABC d’être traité « avec le plus grand respect » par Vladimir Poutine, qui a dit de lui : « Donald Trump va gagner, Donald Trump est un génie ». Pourtant, le businessman a reconnu n’avoir « jamais rencontré » le Président russe ni « lui avoir jamais parlé au téléphone ». Mais « si notre pays s’entendait bien avec la Russie, ce serait une bonne chose », a-t-il plaidé, évoquant notamment la lutte contre le groupe djihadiste Daech.

Guillaume Almalech-Asmanoff. 

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