International, Politique

L’Ecosse devance le Royaume-Uni sur la question du Brexit

En Ecosse, les résultats du scrutin en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne étaient sans appel : 62% avaient voté pour le « Remain ». Les disparités de vote entre les régions ravivent les conflits territoriaux entre les quatre nations du Royaume-Uni. Hier, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a devancé le Royaume-Uni sur la prise de position vis-à-vis de l’UE.

L’Ecosse a défendu sa indexplace au sein de l’UE

Nicola Sturgeon a défendu hier la position écossaise auprès du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, alors que l’Angleterre n’a pas encore affirmé l’utilisation de l’article 50 pour entamer les procédures de sortie de l’UE. La cheffe de file du parti indépendantiste écossais (Parti national SNP) a jugé qu’il serait « démocratiquement inacceptable » que les Ecossais soient hors de l’UE contre leur gré : « Nous devons tous prendre les mesures nécessaires pour faire en sorte que la volonté des Ecossais concernant l’Union européenne soit respectée », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé au sortir du Conseil européen : « Notre priorité, tout d’abord, a été de faire en sorte qu’en Europe, on ait conscience du choix différent fait par l’Ecosse lors du référendum et de notre aspiration à rester dans l’UE ». Cependant, à ce stade, elle n’envisage pas de second référendum sur l’indépendance de la nation bien que cela ait été annoncé comme « hautement probable ». En 2014, les Ecossais avaient voté à 55% en faveur du « non ».

Pour l’heure, pas de second référendum sur l’indépendance de l’Ecosse

Ce non à l’indépendance est encore partagé par une majorité d’Ecossais aujourd’hui. Un sondage publié trois jours après le Brexit (enquête : institut Survation) révèle que 44,7% des sondés pensent que l’Ecosse ne devrait pas organiser de second référendum sur l’indépendance contre 41,9% d’opinions favorables.

« Vous ne dissipez pas les ondes de choc provoquées par un référendum en en déclenchant un autre » a reproché Ruth Davidson, représentante du Parti conservateur de la branche écossaise, principal parti d’opposition. Pour elle, lier la question européenne à la possibilité d’un second référendum sur l’indépendance n’est donc pas la réponse politique adéquate. Cela dit, on oublie un peu trop souvent que les statistiques ne sont que des outils qui ouvrent la porte à tout type d’interprétation.

M.G

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *