Société

Nuit debout : l’incompatibilité des violences avec le dialogue social

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«Nuit Debout» a été délogé de la place de la République, dans la nuit de jeudi à vendredi lors des dernières manifestations contre le projet de révision du code de travail, dite loi El Khomri. La violence avec laquelle l’action s’est déroulée témoigne une fois de plus de l’incompréhension, voire du mépris des forces de l’ordre, témoignant du manque de dialogue social.

Les faits relatés dans l’actualité

Dans les faits, vingt-sept personnes ont été interpellées 24 placées en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l’ordre, violences et dégradations dans Paris. Les forces de l’ordre ont dispersé vendredi vers 01H30 plusieurs centaines de personnes qui refusaient de quitter la place de la République à Paris à l’issue d’un nouveau rassemblement du mouvement Nuit debout qui était autorisé jusqu’à minuit. (dépêche AFP)

De quelle violence parlons-nous?

D’après certains médias français, cela discréditerait le mouvement alors que ces casseurs constituent une minorité qui n’a rien à voir avec Nuit Debout. Ce qui n’empêche pas ces médias de se focaliser sur les débordements et la violence de ces derniers, occultant des violences policières abusives. Sur une affiche de la CGT était écrit « La police doit protéger les citoyens et non les frapper. Stop à la violence » qui a fait polémique auprès des syndicats de police, exigeant son retrait. Dans les récentes vidéos qui circulent sur Internet, on peut voir des policiers tirer les cheveux et effectuer des prises d’immobilisation au sol.

Un climat social particulièrement tendu

Ces violences entre policiers et manifestants sont régulières. Alors que le mouvement se veut pacifique, nous assistons à ces dérives car la police incarne l’Etat, envers lequel le mouvement «Nuit Debout» témoigne sa déception et sa défiance. D’un autre côté la police semble se complaire dans ce rôle et profiter de cette définition sociale pour s’exécuter à de pareilles violences. Dans tous les cas, le dialogue est rompu: les interprétations des deux groupes, alimentées par les médias sont en opposition. Cela vient encore accentuer la fracture entre la société civile et la classe politique, renforçant la légitimité de Nuit Debout, qui souhaite un retour du politique régulant les médias.

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