Economie, International

La marque néerlandaise Braez arrive en Turquie

Après avoir été rachetée par le groupe de textile turc Suteks il y a deux ans, la marque basée à Amsterdam va prochainement s’exporter en Turquie. C’est une stratégie commerciale porteuse de nouveaux profits, mais qui induit d’importants investissements de la part du groupe Suteks, fondé en 1986 par la femme d’affaires turque Nur Ger. Fabricant et exportateur de vêtements, le groupe jouit d’une renommée internationale. Il possède trois marques différentes, dont Suteks tekstil, un fabricant de mode haut de gamme, Selcuki & Ali, spécialisé dans le travail de la fibre, et Braez, un détaillant de vêtements créé en 1998. Il est essentiellement présent sur les marchés américain et européen, et se démarque par son engagement sociétal centré sur l’égalité des sexes dans le monde du travail.

Dans cette optique, Nur Ger a signé en 2015 un accord de partenariat avec le Pacte Mondial des Nations Unies (UN Global Compact). Le groupe a ainsi rejoint la plus large initiative internationale d’engagement volontaire en matière de développement durable. Créé par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et regroupant plus de 12 000 participants, le Global Compact a vocation à rassembler des organisations publiques et privées autour de dix principes essentiels portants sur les droits de l’Homme, les normes internationales du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. L’un d’eux vise notamment à « contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi et de profession ».

Pour ces efforts dans ce domaine, la chef d’entreprise turque a été récompensée un an plus tard par la branche des Nations-Unis qui défend les « Principes d’autonomisation des femmes ».

Pour récompenser les efforts de la chef d’entreprise turque, la branche des Nations Unies qui défend les « Principes d’autonomisation des femmes » l’a nommée comme l’une de ces « avocates » dans le domaine du travail en 2016. Ces sept principes, édictés en 2004, sont destinés à guider les entreprises dans le sens d’une meilleure parité entre femme et homme en leur sein. Un principe encore loin d’être acquis en Turquie, qui arrive à la 131e place sur les 144 pays évalués par le rapport mondial sur l’écart entre les genres, publié en 2017 par le Forum économique mondial.

Jean-Baptiste Connolly

 

 

 

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