Economie, International

Montebourg remonté suite à la décision d’Alstom

The logo of French power and transport engineering company Alstom is pictured during the company's 2011-2012 annual results presentation in ParisArnaud Montebourg vient de mettre en garde Alstom contre la vente de sa branche énergie au groupe américain General Electric (GE) à la suite du conseil d’administration de l’entreprise française hier après-midi.

Le ministre de l’économie a annoncé sur RTL « refuser qu’Alstom, en trois jours, décide de vendre 75% d’un fleuron national dans le dos de ses salariés, dans le dos du gouvernement, dans le dos de la plupart de ses administrateurs et de ses cadres dirigeants » tout en déclarant que « les entreprises françaises ne sont pas des proies ».
Selon les informations du site Le Figaro.fr, Arnaud Montebourg a écrit ce matin au dirigeant de GE pour lui déclarer sa surprise d’avoir été mis devant le fait accompli tandis qu’il avait annulé son rendez-vous d’hier avec le président de la multinationale, Jeff Immelt.
Cette vente de 75% du capital d’Alstom à une entreprise américaine amènerait 65 000 salariés dans le monde à être dirigés depuis le Connecticut, dont près de la moitié des 18 000 salariés français.

Ayant rappelé qu’Alstom vivait « notamment de la commande publique et du soutien de l’État à l’exportation » le ministre a indiqué au président de GE que le fait d’acheter des parts de capitaux dans l’industrie du nucléaire devait être examiné par les autorités françaises et qu’il était en son pouvoir de refuser cet acte ou d’y imposer des conditions. Il lui a aussi conseillé d’engager des discussions avec les autorités tout en déclarant dans un communiqué : « General Electric et Alstom ont leur calendrier, qui est celui d’actionnaires, mais le gouvernement français a le sien, qui est celui de la souveraineté économique. C’est pourquoi il souhaite disposer du temps nécessaire à un examen sérieux des propositions. General Electric et Siemens sont deux investisseurs importants en France et des acteurs de premier plan au sein de notre tissu industriel national. Le gouvernement est prêt à examiner leurs projets avec le souci de préserver les intérêts de la base industrielle de la France et à y participer financièrement. »

D’un autre côté Arnaud Montebourg cache à peine sa préférence pour un rapprochement d’Alstom avec l’allemand Siemens en proposant de « créer deux champions européens et mondiaux dans les domaines de l’énergie et du transport, l’un autour de Siemens et l’autre autour d’Alstom ».

Benjamin Baijot

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