Culture

Par Toutatis ! Astérix, Obélix et les Gau… Les Gaugau… les Gaulois s’installent à la BNF !

Astérix à la BNF“La Serpe d’or”, “Le Cadeau de César”, ou encore “Le Ciel lui tombe sur la tête” sont des noms qui vous disent sûrement quelque chose ; cherchez bien dans vos souvenirs d’enfance et le premier mot qui vous viendra à l’esprit sera probablement : Astérix ! En effet, ce personnage mythique aux moustaches sympathiques et au casque ailé fait son apparition à la Bibliothèque nationale de France pour une exposition exceptionnelle du 16 octobre au 19 janvier 2014.

C’est donc en longeant les couloirs interminables de la bibliothèque, que l’on découvre cette exposition située dans une salle assez petite d’apparence, mais qui en réalité ressemble bel et bien à un véritable petit village gaulois. En rentrant, l’on se retrouve alors plongé dans l’univers de cette bande dessiné où le commissaire d’exposition Carine Picaud, a décidé de faire une rétrospective en retraçant la genèse de l’œuvre.

René Goscinny et Albert UderzoLe parcours se penche tout d’abord sur la naissance d’Astérix, relatant parallèlement de l’enfance et de la jeunesse des deux auteurs : René Goscinny et Albert Uderzo. Tous deux passionnés par Walt Disney et manifestant cette envie de “faire rire les gens”, leur rencontre sera inévitable et essentielle ; et pour cause ils auront de nombreux projets communs comme le lancement du journal Pilote pour lequel ils se mirent en quête d’un nouveau personnage qui sera une prémice ou plutôt l’ancêtre du petit gaulois à moustache.

La visite chronologique se poursuit ensuite sur la naissance d’Astérix où l’on peut découvrir les premiers croquis de la BD aussi bien que les derniers, témoignant ainsi de l’évolution des dessins des personnages. A cela se mêle aussi des archives de scénarios de Goscinny.

Pour rythmer le tout, une bande son des dessins animés d’Astérix accompagne le spectateur durant la majeure partie de l‘exposition, ce qui permet de nous transporter davantage dans le monde des Gaulois.

UN MONSIEUR DE 70 ANS ME CONFIE QUE « C’EST GRÂCE À ASTÉRIX QUE J’AI APPRIS L’HISTOIRE »

Pour que cet événement soit possible, le dessinateur Albert Uderzo a prêté des archives capitales et a fait don à la BNF de 120 planches inédites. En effet, nous pouvons les admirer dans la salle où nous est présenté chaque personnage de la BD en compagnie de figurines grandeurs nature ainsi qu’avec des objets historiques et inouïs qui sont propres à chaque protagoniste ; tel qu’un menhir pour Obélix ou encore un chaudron pour Panoramix.

Ce mélange de réalité historique, de mythologie et de dérision correspond tout à fait à l’esprit de la bande dessinée et cette volonté se ressent tout au long de l’exposition.

C’est donc en apercevant ces planches originales ou imprimées, ces notes manuscrites et ces scénarios dactylographiés que la magie opère. Serions-nous tombés comme Obélix dans la marmite de potion lorsque nous étions plus jeune ? Vraisemblablement, et c’est avec ce regard d‘adulte attendri et cette âme d’enfant qu’un monsieur de 70 ans me confie que “c’est grâce à Astérix que j’ai appris l’histoire”. Le duo Goscinny Uderzo a su par conséquent rassembler intelligemment toutes les générations autour de ces multiples productions.

Ce circuit que l’on pourrait qualifier de ludique se prolonge sur le “Phénomène Astérix” à travers son expansion nationale et internationale. Si l’on peut parler de phénomène éditorial, c’est en raison des nombreuses couvertures que le héros de la BD a faites notamment dans L’Express ou encore dans Le Monde ainsi que par la traduction de ces albums dans diverses langues étrangère et grâce aux 362 millions d’albums vendus. Phénomène médiatique aussi, car Astérix et ses amis ont été déclinés sous forme de pub, de dessins animés, de films ou encore de jouets. Victime de son succès, la célèbre bédé verra la naissance d’un parc d’attraction à son nom.

Cette promenade gauloise s’achève sur une reconstitution du bureau de René Goscinny. Serait-ce alors un symbole pour annoncer la continuité de son œuvre ? Son siège vide attendrait-il un ou plusieurs successeurs ? Sans doute, car la série se perpétue par la sortie d’un nouvel album : Astérix chez les Pictes, écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad.

Charlotte Lelouch

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