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Pouvez-vous trouver des Pokémons en Syrie?

L’artiste et photographe syrien Khaled Akil a utilisé la folie Pokémon Go pour attirer l’attention du monde vers les enfants de son pays ravagé par la guerre. En créant des images fortes, Akil cherche à dénoncer ce qui se passe en Syrie.

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Il y a quelques semaines, Nintendo a lancé un nouveau jeu de réalité augmentée : Pokémon Go. Depuis, tout le monde joue à ce jeu qui est devenu un phénomène fou un peu partout dans le monde. Mais, pas de soucis, Pokémon Go a aussi captivé l’imagination d’artistes. Par exemple, un jeune graphiste syrien, Saif Aldeen Tahhan, basé au Danemark, s’est aussi inspiré des pokémons pour ses œuvres. Mieux, il a créé une série des photos intitulées « Syria Go ».

Quant à l’artiste syrien Khaled Akil, surtout connu pour ses artworks qui critiquent la guerre, la religion et les troubles sociaux au Moyen-Orient, celui-ci utilise aussi la popularité du jeu virtuel Pokémon Go pour dépeindre la dure réalité de la vie des enfants syriens dans un pays qui, depuis 2011, est ravagé par le conflit.

« On parle de la Syrie partout dans le monde et ce jeu, Pokémon Go, est devenu très populaire récemment », stipule Akil sur TNW (The Next Web) avant d’expliquer : « Donc, je me suis demandé comment ça serait si je pouvais chasser un Pokémon parmi les décombres et les ruines en Syrie. Je me suis aussi demandé comment un jeu peut attirer davantage l’attention de la société internationale que les atrocités qui se déroulent dans la vie réelle de Syrie ».

KHALED-AKIL99

Même si l’artiste n’a jamais joué à ce jeu virtuel, il veut continuer sa série « Pokémon Go in Syria » jusqu’à ce que la guerre cesse. Akil insiste sur le fait que le but de cette série d’oeuvres n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, mais, plutôt, d’aider le monde à prendre conscience de l’ampleur du drame qui sévit dans son pays.

En effet, il y a un sens caché intéressant dans les artworks d’Akil. Alors que les joueurs/joueuses de Pokémon Go envoient des pokémons dans la rue pour les chasser et les collectionner, l’artiste décide quant à lui d’envoyer des pokémons au milieu de lieux détruits et désolés de la Syrie pour chasser la malignité et pour sauver les enfants de la guerre. Le but honorable de Khaled Akil se mélange avec son espoir exprimé dans ses œuvres d’art et le résultat mérite d’être vu, connu et reconnu.

Sırma Parman

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