Economie, Société

Un programme turco-européen de 300 M d’€ pour doper la participation des femmes turques dans les affaires

Jeudi dernier, le programme Finance et Conseil pour les femmes entrepreneurs a été introduit lors d’un congrès tenu dans la ville de Kayseri, dans l’Anatolie centrale. Il a été présenté aux entreprises locales dirigées par des femmes.
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Initiative turco-européenne, le programme Finance et conseil pour les femmes entrepreneurs est financé par l’Union européenne, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), et la République turque. La BERD s’engage a fournir la somme de 300 millions d’euros, soit l’équivalent de 327 millions de dollars, aux banques locales. Une somme destinée au soutien des entreprises dirigées par des femmes. L’UE, le ministère turc du Travail et de la Sécurité sociale, ainsi que l’Agence turque pour l’Emploi, soutiennent, pour leur part le programme avec une participation à hauteur de 38 millions d’euros, soit 41.6 millions de dollars, qui serviront à tout un éventail d’activités telles que le rehaussement de crédit ; le conseil aux entreprises à l’image du mentorat, de l’entrepreneuriat et des événements de networking ; ou encore l’assistance technique auprès des banques partenaires.BERD-Logo

Quatre banques turques ont pris part au programme : la Vakıf Bank, la Fınansbank, l’İş Bankası, et l’Ekonomi Bankası. Elles ont respectivement reçu de la BERD les sommes suivantes : 30 millions de dollars, 54.7 millions de dollars, 55 millions de dollars, et 54.7 millions de dollars.

Les femmes et le monde du travail en Turquie

D’après les données portant sur la Turquie figurant sur le site internet de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les femmes, en Turquie, connaîtraient toujours plus de difficultés que les hommes dans leur accès au marché de l’emploi. Elles ne seraient actuellement que quelque 30% a être engagées dans la vie active.

Pour 2013, le site de l’OCDE rend également compte des chiffres suivants : « 78 % des femmes en âge de travailler n’ont pas achevé leurs études secondaires, 58 % se sont arrêtées à la fin de l’enseignement primaire ou avant, et 17 % sont illettrées ».

Une situation qui, si elle reste difficile, a toutefois connu une sensible amélioration entre 2005 et 2012, soit en l’espace de 7 ans. L’OCDE rapporte que « l’activité et l’emploi des femmes dans les zones urbaines ont tous les deux augmenté de plus de 50% ». De plus, l’organisme détaille que « l’emploi des femmes a augmenté plus rapidement dans les services. Toutefois, le développement de l’industrie manufacturière a aussi largement contribué à l’emploi des femmes n’ayant pas atteint un niveau d’études secondaires ».

Dans le supplément de notre numéro de mars 2009, nous dressions un bilan sans concession de la place de la femme dans l’économie turque.

Sara Ben Lahbib

 

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